Homophobie et transphobie – Une perspective planétaire

Homophobie et transphobie – Une perspective planétaireLa lutte à l’homophobie et à la transphobie semble avoir porté fruit au Québec. En l’espace d’une vingtaine d’années, la situation s’est améliorée de façon générale, et la société semble plus ouverte aux droits des personnes LGBT (lesbiennes, gais, bisexuelles et transgenres). Malheureusement, depuis le 17 mai 1990 − date à laquelle l’ONU et l’Organisation mondiale de la santé ont cessé de considérer l’homosexualité comme une maladie mentale −, tous les pays n’ont pas évolué au même rythme…

Les Jeux olympiques de Sotchi, en Russie, ont montré à la face du monde que des lois discriminatoires, comme celle du gouvernement Poutine interdisant « la propagande de relations sexuelles non traditionnelles », sont encore adoptées. Cette loi a suscité un tollé partout dans le monde. Elle a aussi entraîné une grande mobilisation des groupes LGBT de partout et de leurs alliés, qui se sont emparés de l’espace médiatique pour la dénoncer.

Quand l’homosexualité est illégale

Dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, l’activité homosexuelle est illégale. C’est le cas en Ouganda, où le gouvernement a promulgué une loi anti homosexualité, en décembre 2013, interdisant notamment toute « promotion » de l’homosexualité et rendant obligatoire la dénonciation de quiconque affichant ce comportement. Cette loi répressive et discriminatoire est fortement condamnée par la communauté internationale.

Dans certains cas, l’homosexualité peut mener à des sanctions importantes, notamment la peine de mort. Bien que la situation soit très différente d’un pays à l’autre, certains gouvernements ont choisi de réprimer encore davantage l’homosexualité.

Violence et meutres

Des actes violents à l’égard des personnes LGBT sont aussi fré­quemment commis. Une ONG brésilienne rapportait, récemment, que le Brésil avait enregistré 312 meurtres de personnes homosexuelles, transsexuelles et travesties en 2013. Au Honduras, un militant pour le droit des personnes homosexuelles a été assassiné en 2009, un autre en Jamaïque, en 2010.

L’homophobie

Aux États-Unis, où la discrimination envers les personnes LGBT n’est pas interdite – contrairement au Canada et au Mexique –, l’homophobie est encore bien ancrée. En France, des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées contre le projet de loi visant à autoriser le mariage de personnes du même sexe…

Le Québec, réellement plus ouvert ?

Le Québec semble plus ouvert aux droits des personnes LGBT, avec son bureau gouvernemental de lutte contre l’homophobie, la célébration annuelle de la fierté gaie, le mariage de personnes de même sexe, les actions de sensibilisation des groupes LGBT, la présence de comités pour la diversité sexuelle dans les syndi cats et dans plusieurs établissements d’enseignement. Toutefois, il y a encore des cas d’homophobie et de transphobie qui nous montrent que les campagnes de sensibilisation et d’éducation sont nécessaires. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs mené, en 2013, une campagne de lutte contre l’homophobie intitulée Êtes-vous vraiment ouvert ? Cette dernière avait suscité l’indignation parce qu’on y voyait des personnes de même sexe s’embrasser et qu’on croyait assister à la promotion de l’homosexualité… Preuve qu’il y a encore du travail à faire !